Colloque du 6-8 février 2014 à Paris

NOTE D’INTENTION 

Quel est le point commun entre les printemps arabes, l’affaire Wikileaks, la surveillance du Net par les autorités chinoises et les ennuis subis par Mediapart lorsqu’il publie des documents du dossier Bettencourt ?

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Copyright : « Selfban » by Solar Jam

La censure.

Penser les censures, c’est se pencher sur le défendu, l’univers fantasmatique d’une époque, s’interroger sur les refus, les tabous, les interdits, les peurs d’une société, sur les représentations et les imaginaires sociaux liés au partage entre le licite et l’illicite, le visible et l’invisible, le dicible et l’indicible.

La censure a à voir avec le sacré et le secret (cf le thème, récurrent depuis la Révolution française, de la « transparence » dans les affaires publiques et, parfois, privées), avec la tolérance et sa topologie (cf les notions de « seuil » ou de « maison » de tolérance). Elle a à voir avec son envers « positif » qui l’accompagne toujours et partout, la propagande, ce que la société (mais qui dans la société ? à quelles fins ? sous quelles formes ? etc.) recommande, prescrit, impose (le prescrit est l’envers du proscrit).

Elle a à voir avec la vérité et le mensonge entendus moins comme concepts logiques que comme concepts sociaux. Elle est, enfin, ce mécanisme qui règle l’opposition entre l’individu et la communauté en rappelant au premier les exigences de la seconde (cf la notion de « bonnes mœurs »).

Ce projet est né voici un an de la réunion de plusieurs chercheurs et laboratoires en sciences sociales désireux de réfléchir à nouveaux frais cette vieille question de la censure.

La réflexion courante sur ce type de sujet s’inscrit généralement dans un cadre national et/ou sur un domaine particulier (par exemple, la censure du cinéma en France, ou la censure des comics aux Etats-Unis). L’originalité de ce projet est de tenter une approche comparatiste entre pays et transversale aux différents domaines d’expression.

Une quarantaine de spécialistes venus du monde entier sont attendus à Paris du 6 au 8 février prochains. Parmi eux, non seulement des universitaires mais aussi des militants, activistes au sein d’organisations non gouvernementales qui viendront témoigner de leur lutte quotidienne contre toutes les formes de censure.

Le colloque se déroulera sur trois jours, à Sciences Po (6 février), à Paris II (7 février), à l’INA (8 février).

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